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Rapport annuel 2016 sur l’évolution des PME

Posté le 21 mars 2017


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La situation économique et financière des PME et des ETI marque un redémarrage en 2015.

Dans un contexte macroéconomique redevenu favorable mais encore incertain, les chefs d’entreprise font toutefois preuve de précaution, en particulier en matière d’investissement, d’autant que l’évolution des défaillances d’entreprises et des délais de paiement ne confirment pas l’amélioration entrevue en 2014.

Pour autant, les décisions d’exporter et d’innover sont pérennisées, voire en expansion, les premières étant toujours portées par le dynamisme des TPE et des PME, les secondes l’étant davantage, cette année-ci, par celui des ETI.

Les perspectives pour 2016 laisseraient envisager une nouvelle amélioration du climat des affaires pour toutes les catégories d’entreprise.


 


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SYNTHESE DU RAPPORT

CONTEXTE MACROÉCONOMIQUE

L’économie mondiale marque le pas, mais les pays avancés renouent avec la croissance

Après trois ans de quasi-atonie de l’activité en France, l’année 2015 est celle de la reprise économique, avec une croissance du produit intérieur brut de 1,2 %. Ce rebond a lieu malgré un contexte international peu porteur, marqué notamment par un ralentissement de l’activité des pays émergents. La croissance française est intégralement portée par la demande intérieure, en particulier celle des ménages. L’investissement des entreprises est également dynamique et retrouve son niveau d’avant-crise.

En 2016, la situation internationale reste contrastée et la croissance mondiale ralentirait légèrement. En France, la croissance serait du même ordre de grandeur qu’en 2015, toujours portée par la demande intérieure, notamment l’investissement des entreprises.

À moyen terme, de nombreux aléas entourent les perspectives économiques européennes et mondiales, notamment les conséquences du Brexit et du résultat de l’élection présidentielle américaine, ou encore le ralentissement de l’économie chinoise et les tensions géopolitiques. Pour la France, le scénario central reste celui d’une reprise progressive, sans toutefois d’accélération significative.

1. TENDANCES ÉCONOMIQUES DES PME ET DES ETI EN FRANCE EN 2015

Plus de 3,75 millions d’entreprises, des PME en quasi-totalité

La France compte plus de 3,75 millions d’entreprises au sens de la loi de modernisation de l’économie (LME), oeuvrant dans les secteurs marchands non agricoles en 2013. La quasi-totalité relève de la catégorie des PME, dont la plupart sont des microentreprises.

Ces PME représentent un peu moins de la moitié des emplois et de la valeur ajoutée des entreprises. Quant aux ETI, elles relèvent principalement de l’Industrie manufacturière et les multinationales, à contrôle français ou étranger, sont en général de plus grande taille que les ETI franco-françaises.

La dynamique de création d’entreprises ralentit légèrement

En 2015, plus de 525 000 entreprises ont été créées en France, une dynamique en baisse de 5 % par rapport l’année précédente en raison notamment du repli des immatriculations de microentreprises. Cette tendance se retrouve dans la plupart des secteurs (la Construction contribuant à la moitié de la baisse générale), mais aussi sur tout le territoire français, à l’exception de la Martinique et de l’Île-de-France.
Les sociétés par actions simplifiées font désormais jeu égal avec les sociétés à responsabilité limitée, qui continuent de perdre du terrain. Par ailleurs, les créateurs d’entreprise classique de la génération 2014 sont avant tout des salariés du privé, devançant pour la première fois les chômeurs, et leurs projets sont plus modestes que ceux de la génération 2010.

Chaque année, 7 PME-ETI sur 100 sont cédées ou transmises

En moyenne, 7,4 % des PME-ETI sont cédées ou transmises chaque année en France. Elles concernent 1,2 million de salariés et représentent 13 % de la valeur ajoutée produite par l’ensemble des PME-ETI.
Les disparités sectorielles et géographiques relèvent en partie de facteurs structurels comme l’âge du cédant, le statut juridique ou la taille de l’entreprise. L’âge du dirigeant est certes discriminant, mais la taille de l’entreprise joue paradoxalement un rôle plus déterminant. Les PME-ETI appartenant à un groupe ont ainsi une probabilité de cession environ 3 à 4 fois plus élevée que celles qui sont indépendantes. L’initiative locale joue également un rôle important dans l’efficacité de la cession-transmission à renouveler le tissu productif et à inverser la tendance au vieillissement des dirigeants de PME.

Des cessations de paiement stables chez les TPE, de nouveau en hausse chez les PME-ETI

Depuis 2013, les liquidations judiciaires ouvertes sur les TPE représentent 7 défaillances d’entreprise sur 10, alors qu’elles varient davantage pour les PME-ETI : elles augmentent de 6 % en 2015, après avoir atteint, en 2014, un point bas depuis 2007.
Depuis 2009, les statistiques butent sur le seuil des 60 000 défaillances annuelles. Les procédures collectives de l’année 2015 menacent ainsi 235 000 emplois, soit 5 000 de plus qu’en 2008, mais 10 000 de moins qu’en 2014 pour un nombre de défaillances en légère progression.
L’année 2016 marquera probablement un changement de cap, le premier semestre étant bien mieux orienté, voire très encourageant pour les PME.

La hausse de l’activité des PME se confirme, mais l’investissement recule de nouveau.

En 2015, le chiffre d’affaires des PME progresse de 1,7 %. Cette croissance résulte en grande partie de la reprise dans le secteur du Commerce qui réalise près de la moitié de l’activité.
La valeur ajoutée des PME accélère légèrement sur l’année retrouvant sa croissance de 2012 et leur rentabilité d’exploitation s’améliore sous l’effet conjugué de cette augmentation et de la nouvelle réduction sur les impôts à la production.
Toutefois, l’investissement recule de nouveau et plus fortement qu’en 2014. Le taux d’investissement décroche dans quasiment tous les secteurs d’activité, traduisant un comportement attentiste des PME.

La part des PME dans les exportations augmente sensiblement

Dans un contexte de raffermissement de la demande mondiale et de gains de compétitivité liés à la dépréciation de l’euro, les exportations de biens depuis la France réalisées par l’ensemble des entreprises progressent nettement en 2015, en particulier celles à destination des pays hors Union européenne.
Ce dynamisme s’explique surtout par la recrudescence du nombre de PME exportatrices (y compris les microentreprises) qui dépasse désormais les 105 000. Elles représentent ainsi 95 % des entreprises exportatrices, mais seulement 13 % des exportations en valeur. Les microentreprises accroissent leur présence à l’export dans toutes les zones géographiques. Seules reculent les exportations vers l’Afrique pour les ETI et vers l’Europe hors Union européenne pour les PME non microentreprises et surtout pour les ETI.

Report de la commande publique des grandes entreprises vers les PME

En 2014, les PME ont décroché près de 6 marchés publics sur 10, les ETI et les grandes entreprises se partageant à parts égales les 42 % restants. Dans un contexte de nouvelle chute tendancielle du nombre de contrats initiaux, la part des PME en nombre de contrats notifiés se maintient, tandis que celle des ETI augmente légèrement.
A contrario, la part des ETI dans l’achat public reste stable en valeur et un report relatif de la part des grandes entreprises s’opère au profit des PME. Cette tendance s’explique par la hausse des marchés de l’État et de la part dévolue aux PME par les collectivités territoriales. Par ailleurs, les PME tirent correctement profit de la massification des accords-cadres pour la deuxième année consécutive.

2. SITUATION FINANCIÈRE ET PROBLÉMATIQUE DE FINANCEMENT DES PME ET DES ETI

Une reprise de l’activité qui permet aux PME de stabiliser taux de marge et rentabilité

En 2015, la croissance du besoin en fonds de roulement d’exploitation des PME non microentreprises ralentit dans la plupart des secteurs sauf dans l’Industrie manufacturière où elle demeure stable. Leur taux de marge de même que leurs rentabilités économique et financière se maintiennent par rapport à 2014.
La structure financière des PME se renforce de nouveau avec des capitaux propres représentant désormais 42 % des ressources mobilisées et un endettement bancaire qui continue de se réduire, l’année 2015 correspondant à un poids historiquement bas dans l’endettement financier. Ce désendettement bancaire est à rapprocher de la baisse du taux d’investissement.

 Une progression de l’activité du capital-investissement dans les PME

Sur la période 2000-2015, le marché européen du capital-investissement a doublé de taille quand, dans le même temps, le marché français triplait d’activité, se positionnant ainsi depuis 2009 au 1er rang européen en nombre d’entreprises soutenues devant l’Allemagne et au 2e rang derrière le Royaume-Uni en montants investis.
Parmi les entreprises accompagnées par le capital-investissement français, 8 sur 10 sont des PME et 1 sur 2 est une primo-investie. Le capital-investissement français a levé 10 Md€ en 2015, un niveau stable proche des standards d’activité connus avant 2009. Comme en 2014, l’année 2015 se distingue par l’importance du secteur public et des fonds de fonds dans le total des fonds levés.

Plus des trois quarts des sociétés cotées sur les marchés financiers sont des PME-ETI

À la fin 2015, 531 PME-ETI françaises sont présentes sur les compartiments B et C d’Euronext ainsi que sur Alternext, soit près de 8 entreprises cotées sur 10. Leur valorisation médiane à 65 M€ démontre l’intérêt soulevé par les PME ou Small Caps et se traduit par une progression du CAC Mid & Small supérieure à celle du CAC 40 sur les cinq dernières années.
De 2013 à mi-2016, 78 PME-ETI françaises sont entrées en Bourse et l’activité sur le marché secondaire se stabilise en 2015, après la forte progression de 2014. Traditionnellement dominé par les banques et les grandes entreprises, le marché obligataire commence à s’ouvrir aux ETI et plus récemment aux PME, répondant ainsi à la demande des investisseurs en recherche de rendements plus élevés.

Un accès des PME aux financements externes toujours limité dans les pays de l’OCDE

Le crédit aux PME a diminué en 2014 dans une majorité de pays de l’OCDE, en dépit d’un assouplissement des conditions de crédits dû à des politiques monétaires très accommodantes. La situation en France, déjà favorable en matière de prêts aux PME, le reste aussi en 2014. Le phénomène de recul des flux de crédit aux PME céderait peu à peu le pas à un rebond dans les pays où le volume des prêts accordés aux PME a le plus souffert des effets de la crise financière.
La nouvelle production de crédit-bail a considérablement reculé après la crise financière et n’a toujours pas retrouvé ses niveaux antérieurs. Quant à l’affacturage, il continue à se diffuser, en particulier au sein des PME qui rencontrent des contraintes de liquidités. Les volumes ont alors souvent doublé entre 2007 et 2013.

Les comportements de paiement ont amorcé une légère amélioration en Europe

En 2015, même si la situation se détend dans la plupart des pays européens, la proportion d’entreprises européennes respectant les délais contractuels de règlement évolue peu ; elle demeure autour de 41 %, sa moyenne sur cinq ans, et les retards de paiement restent au-dessus de 14 jours. En France, ce taux de bons payeurs reste inférieur de 4 points à la moyenne européenne, les entreprises françaises étant toujours les championnes des petits retards de paiement en Europe.
Les très petites entreprises règlent leurs fournisseurs dans les temps plus souvent que les plus grandes, mais lorsqu’elles payent en retard, elles le font plus fréquemment dans un délai supérieur à 30 jours.
L’année 2016 offre cependant une éclaircie encourageante, le seuil des 13 jours de retard étant de nouveau à portée de main comme avant la crise.

3. DYNAMIQUE DE R&D ET D’INNOVATION CHEZ LES PME ET LES ETI

Les ETI se substituent aux PME pour porter la croissance des dépenses de R&D

En 2014, les PME et les ETI ont consacré 21,4 Md€ à des travaux de R&D exécutés sur le territoire français. Ces dépenses en progression sont, contrairement à 2013, portées par les ETI, les PME ayant investi autant d’une année sur l’autre. Ces dernières représentent ainsi près d’un quart de la dépense intérieure de R&D des entreprises et emploient près d’un tiers des effectifs de R&D.
Ces dépenses de R&D sont plus élevées chez les PME tournées vers l’international et chez les filiales de groupes étrangers. Les aides publiques constituent toujours la source privilégiée du financement externe de la R&D des PME tandis que celle des ETI et des grandes entreprises est financée par d’autres entreprises localisées en France.

Les bénéficiaires du CIR sont principalement composés d’entreprises de moins de 250 salariés

Pour l’année 2013, 5,7 Md€ de créance ont été alloués aux entreprises au titre du Crédit d’impôt recherche (CIR), incluant désormais le Crédit d’impôt innovation. Les entreprises de moins de 250 salariés qui récupèrent du CIR recherche représentent 90 % des bénéficiaires et 60 % sont des PME au sens communautaire.
Le montant de la créance moyenne est en revanche croissant avec la taille de l’entreprise, car les budgets de R&D augmentent avec les effectifs. Les PME des Services bénéficient d’environ deux tiers de la créance au titre des CIR recherche et innovation.

Plus de 8 500 entreprises, dont une majorité de PME, sont membres des pôles de compétitivité

En 2014, les 71 pôles de compétitivité présents sur le territoire français regroupent 9 650 adhérents, dont près de 9 sur 10 sont des entreprises, pour la plupart des PME et notamment des microentreprises.
Les établissements des PME et des ETI membres relèvent essentiellement de l’Industrie, appartiennent en majorité à des entités françaises (un quart des établissements d’ETI membres est d’origine étrangère tandis que les PME demeurent des entreprises principalement nationales) et sont relativement concentrés d’un point de vue géographique. Les pôles de compétitivité regroupent, par ailleurs, une proportion importante de jeunes entreprises puisque près d’un tiers des PME membres est âgé de moins de 5 ans.

Une dynamique de publication de brevets portée par les ETI

Plus des trois quarts des déposants personnes morales françaises avec une demande de brevet publiée en 2015 sont des PME ou des ETI. Le nombre de publication de brevets est porté en 2015 par les ETI, après une année 2014 dynamisée par les PME. La propension des ETI à breveter s’accentue, elle est 2 fois plus élevée que celle des PME.
Les principaux domaines couverts par les demandes de brevets publiées sont les Technologies médicales, la Manutention et le secteur du Bâtiment et travaux publics. Dans ces trois domaines, les PME comptent, à elles seules, pour au moins la moitié des déposants.

Renforcement du lien entre recherche publique et création d’entreprise innovante

Entre 2000 et 2015, 3 700 entreprises ont été créées en France via le Concours i-Lab et les incubateurs de la recherche publique, dont 3 sur 10 ont bénéficié de la synergie des deux dispositifs. Leur répartition géographique est stable dans le temps car elle est liée au poids des régions dans le produit intérieur brut et dans la dépense intérieure de R&D des administrations.
Le lien direct avec la recherche publique se renforce chez les entreprises qui ont bénéficié des deux dispositifs.
Situé autour de 50 % jusqu’en 2006, le taux de création d’entreprise innovante issue de la recherche publique évolue entre 60 % et 70 % sur les années suivantes. Par ailleurs, de plus en plus de femmes et de docteurs sont présents parmi les porteurs de projet.

Malgré une activité encore peu stabilisée, les JEI investissent et exportent rapidement

Depuis 2004, année de mise en oeuvre de la mesure, près de 8 100 entreprises ont bénéficié du dispositif Jeune entreprise innovante (JEI) pour démarrer ou pérenniser leur activité grâce à un niveau élevé de R&D. En 2015, le montant moyen d’exonération de cotisations sociales s’élève à 46 k€ par JEI, un niveau en hausse, mais qui reste encore en deçà de celui de 2010.
Plus des trois quarts des JEI comptent moins de 10 salariés et 9 sur 10 relèvent du secteur Information et communication et des Activités spécialisées, scientifiques et techniques. Le faible montant de leurs fonds propres confirme que ces JEI n’ont pas encore stabilisé leur activité. Toutefois, elles n’hésitent pas à investir un tiers de leur chiffre d’affaires en moyenne, et à se tourner vers l’international, 4 JEI sur 10 étant présentes à l’exportation.

1,13%!

Taux moyen obtenu sur le 1er trimestre 2018 pour le financement d’un fonds de commerce sur 7 ans

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